Les questions juridiques et éthiques se posent à toutes les étapes de la constitution et de l’exploitation d’un corpus :
- elles touchent l’entrée sur le terrain et l’établissement d’une relation avec les participants qui seront concernés par les enregistrements, motivant une démarche d’explication et d’information sur les buts de la constitution du corpus qui aboutit au « consentement éclairé » et à l’autorisation des participants ;
- elles touchent aussi l’enregistrement, dans le choix de dispositifs plus ou moins invasifs, respectant plus ou moins la sphère privée et l’intimité des personnes, leur permettant de se retirer ou non, de choisir de participer ou non à l’enregistrement et à ses modalités ;
- elles touchent les transformations des données primaires et leur anonymisation ;
- elles touchent la transcription, les choix qui dictent la représentation des détails de la parole et de la conduite des participants, ainsi que les modes d’anonymisation du texte ;
- elles touchent la diffusion des données primaires et secondaires
- elles touchent les objets d’analyse et la manière dont les matériaux recueillis sont présentés, décrits et exploités ;
- elles touchent les usages du corpus dans des situations de conférence ou de cours, dans la manière dont il est mis en lumière, dont les participants sont présentés ;
- etc.
Les questions juridiques dont nous traitons ici concernent surtout
- le droit à la vie privée ;
- le droit relatif à la diffusion des données et aux banques de données.
Pour en savoir plus :
- le document donné aux participants et contenant des informations sur le projet
- la demande d’autorisation, rendue signée par les participants au chercheur.Réalisation consultable en ligne :
3. Diffusion des données
Pour citer cette page : groupe ICOR 2006, titre de la page, site CORINTE
http://icar.univ-lyon2.fr/projets/corinte/