CORINTE

Exemple de bilans graphiques

Le graphique ci-dessus montre que la répartition des tokens est relativement uniforme pendant les 36 minutes de ce rendez-vous de signature de l’acte de partage entre les divorcés, à une exception qui apparaît immédiatement sur le graphique. On note une baisse notable des propos émis (154 au lieu de 500 en moyenne) entre la trentième et la trente deuxième minute. Le retour aux données nous donne la clé pour interpréter ce chiffre : en effet, l’interaction s’interrompt pendant 1 :35 minutes du fait que le notaire NF est sorti pour aller chercher une version corrigée de l’acte définitif qu’ils viennent d’élaborer en commun et qu’ils vont devoir tous signer. Il s’agit donc d’une séquence de silence effectif, hormis un échange de plaisanteries de 25 secondes entre l’observateur et NH juste après le départ de NF.

Cette courbe est assez irrégulière, car on relève une première série d’épisodes temporels pendant lesquels les productions verbales sont produites en chevauchement de façon continue et stable de la deuxième à la vingtième minute - période qui correspond aux négociations sur quelques points litigieux restés en suspens. S’y opposent trois séquences où les chevauchements se raréfient (moins de 10 en 2 minutes) et qu’il convient de rapporter aux actions qui s’y déroulent : dans les deux premières minutes NF fait un résumé des éléments du dossier ; sur la fin de l’interaction comme dans le diagramme précédent, on retrouve signalée ainsi l’interruption de la séance lors de la séquence de signatures provoquant la sortie du notaire chargé de la rédaction de l’acte ; le dernier cas entre la vingtième et la vingt sixième minute correspond à une phase très particulière, celle de la lecture de l’acte par NH de 20 :25 à 26 :54 - période au cours de laquelle NH dicte des consignes par téléphone à son secrétariat, ce qui explique l’absence totale de chevauchement. Ici la répartition des chevauchements apparaît comme un bon indicateur de l’organisation des activités déployées par les interactants selon les séquences.

Le graphique ci-dessus montre notamment une absence totale de pauses transcrites entre la vingt-quatrième et la vingt-sixième minutes. Cela correspond à la séquence durant laquelle le notaire NF qui a rédigé l’acte de partage entre les divorcés en fait la lecture avant de procéder à sa signature par les interactants.

Il ressort de ce dernier graphique que deux PV sont particulièrement longues : celle qui contient 406 à 442 tokens, et la plus longue qui en contient entre 646 et 680. Ces deux PV sont celles au cours desquelles le notaire NF lit l’acte de partage.