Numéros parus

LLMA 11 (2017)

Pour se faire pardonner le retard pris dans l'édition de ce nouveau numéro, LLMA offre à ses lecteurs six articles, auxquels s'ajoutent cinq contributions à une nouvelle rubrique, Notes et documents , inaugurée pour l'occasion.

Parmi les six articles, cinq concernent la langue arabe et le sixième, l'hébreu biblique. Aussi nous a-t-il paru opportun et élégant d'accorder à ce dernier l'honneur d'inaugurer le numéro. Emmanuel Aïm y examine, de manière détaillée et solidement argumentée, la question tant débattue de l'apophonie, pour montrer qu'elle joue un rôle essentiel dans la morphologie verbale de l'hébreu sans pour autant exclure un certain nombre d'alternances purement lexicales. Il ne fait guère de doute que cet article fera référence dans le domaine de la morphologie des langues afro-asiatiques. Il faut aussi souhaiter qu'il incitera les chercheurs arabisants à reprendre sur des bases empiriques solides la question controversée de l'apophonie en arabe.

Dans le deuxième article, Cristina Solimando nous gratifie d'une fort intéressante étude sur le concept d'ellipse chez les grammairiens arabes médiévaux, dans laquelle elle examine attentivement l'évolution de la terminologie adoptée par ces derniers, de Sibawayhi à Ibn Ginni.

Les trois articles suivants sont consacrés à l'un des principaux défis auxquels la Théorie des matrices et des étymons (TME) est aujourd'hui confrontée : définir la fonction, s'il en est une, des augments ou affixes qui, ajoutés à un étymon, permettent de former des radicaux tri-consonantiques. Dans le premier, Georges Bohas fait une concise mise au point sur l'article d'Ehret (1989) intitulé « The Origin of Third Consonants in Semitic Roots : an Internal Reconstruction (Applied to Arabic) », lequel suppose à tort que l'augment est toujours la troisième consonne radicale. En effet, comme la TME a amplement permis de le montrer, celui-ci peut non seulement être suffixé à l'étymon, mais également préfixé, à l'initiale, ou infixé, en position médiane. Les deux articles suivants arrivent à des conclusions différentes. Dans le premier, Salem Khchoum montre de manière convaincante que, dans un nombre significatif de cas, le 'ayn final confère à l'étymon une valeur intensive. Dans le second, Jean-Claude Rolland montre au contraire que le mim final ne modifie vraisemblablement pas le sens de l'étymon. Ces deux contributions viennent alimenter ce passionnant débat qui est plus que jamais ouvert.

Enfin, parce que nous sommes encore loin d'en avoir fini avec la TME , Jean-Claude Rolland nous livre également une étude extrêmement fouillée sur le lexique de la cohabitation en arabe classique, non pas de cette cohabitation fade et indigeste que les gouvernants français ont popularisé au crépuscule du siècle dernier, mais la cohabitation au sens de Kazimirski, prenant pour objet, si l'on peut dire, la femme, autrement dit la bagatelle ou, plus prosaïquement, la copulation, ou fornication. À l'intérieur de ce champ lexical riche et varié, la TME démontre encore son pouvoir explicatif. Mais J.-C. Rolland montre aussi fort bien qu'une grande partie de ce vocabulaire foisonnant est de nature métaphorique.

Dans notre nouvelle rubrique, Notes et documents , le lecteur trouvera deux contributions de Georges Bohas, l'une pour faire le point sur la notion d'étymon dans la TME , et l'autre pour dresser le bilan de quarante années d'enseignement de l'arabe en France, en un tableau lucide et sans concessions des errements d'une politique incohérente et vouée à l'échec.

Dans cette même rubrique figurent également deux contributions de Bruno Paoli. Dans la première, il milite pour un retour aux dictionnaires arabes classiques, propre à fournir à la TME des données plus complètes et plus fines que celles qui sont reproduites dans celui de Kazimirski. Dans la seconde, il traduit un passage du journal de Sir Henry Jessup ( Fifty-three years in Syria ) qui constitue un témoignage de première main sur Suleyman Effendi, auteur, en 1863, de la première monographie sur la religion des Alaouites du Proche-Orient (Nusayris), ouvrage controversé, du fait, notamment de la singulière personnalité et de l'invraisemblable histoire de son auteur, dont atteste on ne peut mieux ce texte.

Enfin, Jean-Claude Rolland, en complément de son étude sur la cohabitation, adresse une lettre à Jonas Sibony, dans laquelle il réexamine, à la lumière de son article sur la cohabitation, les données fournies par celui-ci dans un article intitulé « Les mots du mariage en arabe » et publié dans la Lettre Selefa en juin 2016.

Avec la participation de : E. AÏM, G. BOHAS, S. KHCHOUM, B. PAOLI, J.-C. ROLLAND, C. SOLIMANDO.

•  Sommaire / Table of contents
•  Résumés / Abstracts
•  L'apophonie en hébreu biblique ( Emmanuel Aïm )
•  What is not said : terminological issues ( Cristina Solimando )
•  Erhet (1989) et la TME ( Georges Bohas )
•  Le 'ayn final dans le lexique de l'arabe : un suffixe submorphémique intensif ( Salem Khchoum )
•  Le statut du mim final dans les racines arabes ( Jean-Claude Rolland )
•  « Cohabiter avec une femme » : le vocabulaire de l'acte sexuel en arabe classique d'après les données du dictionnaire de Kazimirski ( Jean-Claude Rolland )
•  L'Étymon dans la Théorie des matrices et des étymons ( Georges Bohas )
•  Lettre ouverte à Jonas Sibony à propos de son article « Les mots du mariage en langue arabe » : zawag , qiran , 'urs et zifaf ( Jean-Claude Rolland )
•  Quel corpus pour la TME  ? ( Bruno Paoli )
•  Quarante ans, chronique d'un désastre planifié ( Georges Bohas )
•  Un témoignage de première main sur Sulayman Afandi al-Adani, l'auteur du Kitab al-bakura , première monographie sur la religion alaouite-nusayrie ( Bruno Paoli )

LLMA 11 (2017)

To be forgiven for the delay in publishing this new issue, LLMA offers its readers six articles, plus five contributions to a new section, Notes and Documents , inaugurated for the occasion.

Of the six articles, five concern Arabic and the seventh is about Biblical Hebrew. So it seemed to us opportune and elegant to grant the latter the honor of inaugurating the issue. Emmanuel Aïm revises, in a detailed and solidly argued manner, the much debated issue of apophony, to show that it plays an essential role in the verbal morphology of Hebrew, although it doesn't exclude a certain number of purely lexical alternations. There is no doubt that this article will soon be considered a reference in the field of Afro-asiatic morphology. It is also to be hoped that it will encourage scholars to take up the controversial issue of apophony in Arabic on solid empirical grounds.

In the second article, Cristina Solimando gratifies us with a very interesting study on the concept of ellipsis among medieval Arabic grammarians, in which she carefully examines the evolution of the terminology adopted by them, from Sibawayhi to Ibn Ginni.

The following three articles are devoted to one of the main challenges facing the Matrix and Etymons Theory (TME) today: defining the function, if any, of the augments or affixes that, added to an etymon, allow to form tri-consonantal radicals. In the first, Georges Bohas makes a concise account of Ehret's article (1989) entitled "The Origin of Third Consonants in Semitic Roots: an Internal Reconstruction (Applied to Arabic)", which wrongly assumes that the augment is always the third radical consonant. Indeed, as the TME has amply demonstrated, it can not only be suffixed to the etymon, but also prefixed, in the initial position, or infixed, in the middle position. The following two articles come to different conclusions. In the first, Salem Khchoum shows convincingly that in a significant number of cases the final 'ayn gives the etymon an intensive value. In the second, Jean-Claude Rolland shows instead that the final mim does not likely alter the meaning of the etymon. These two contributions fuel this exciting debate that is more than ever open.

Finally, because we are still far from finished with the TME, Jean-Claude Rolland also gives us an extremely detailed study on the lexicon of the cohabitation in classical Arabic, not of this bland and indigestible cohabitation that the French rulers have popularized at the twilight of the last century, but cohabitation in the sense of Kazimirski, taking as its object, so to speak, the woman, in other words the trifle or, more prosaically, copulation, or fornication. Within this rich and varied lexical field, the TME still demonstrates its explanatory power. But J.-C. Rolland shows as well that a large part of this abundant vocabulary is metaphorical in nature.

In our new section, Notes and Documents , the reader will find two contributions by Georges Bohas, one to take stock of the notion of etymon in the TME, and the other to take stock of forty years of Arabic teaching in France, in a lucid and uncompromising picture of the mistakes of an incoherent and doomed policy.

In this same section are also two contributions by Bruno Paoli. In the first, he argues for a return to classical Arabic dictionaries, in order to provide the TME with more complete and finer data than those reproduced in that of Kazimirski. In the second, he translates a passage from the journal of Sir Henry Jessup ( Fifty-three years in Syria ) which is a first-hand account of Suleyman Effendi, the author, in 1863, of the first monograph on the religion of the Alawites of the Middle East (Nusayris), a controversial work, because of the singular personality and the incredible story of its author.

Finally, Jean-Claude Rolland, in addition to his study on cohabitation, sends a letter to Jonas Sibony, in which he reviews, in the light of his article on cohabitation, the data provided by him in an article entitled " The words of marriage in Arabic " and published in the Letter Selefa in June 2016.

With the participation of : E. AÏM, G. BOHAS, S. KHCHOUM, B. PAOLI, J.-C. ROLLAND, C. SOLIMANDO.

 

•  Table of contents
•  Abstracts
•  Apophony in Biblical Hebrew ( Emmanuel Aïm )
•  What is not said : terminological issues ( Cristina Solimando )
•  Ehret (1989) and the TME ( Georges Bohas )
•  Final 'ayn in the lexicon of Arabic: a submorphemic intensive suffix ( Salem Khchoum )
•  The status of final mim in Arabic roots ( Jean-Claude Rolland )
•  « Cohabiting with a woman » : the vocabulary of the sexual act in Classical Arabic according to the data of Kazimirski's dictionary ( Jean-Claude Rolland )
•  The Etymon in the Theory of Matrices and Etymons ( Georges Bohas )
•  Open letter to Jonas Sibony about his article « Les mots du mariage en langue arabe: zawag , qiran , 'urs et zifaf  » ( Jean-Claude Rolland )
•  Which corpus for the TME ? ( Bruno Paoli )
•  Forty years, chronicle of a planned disaster ( Georges Bohas )
•  A first-hand account of Sulayman Afandi al-Adani, the author of Kitab al-Bakura, first monograph on Alawite-Nusayry religion ( Bruno Paoli )

LLMA 10 (2016)

Après une interruption de plusieurs années, suite au brutal et dramatique décès de Djamel Eddine Kouloughli, la publication de Langues et Littératures du Monde Arabe reprend avec une direction et un comité scientifique renouvelés. Mais ce renouvellement se fait dans la continuité : en effet, nous entendons rester fidèles aux objectifs initiaux de la revue, rappelés dans la présentation générale et auxquels le regretté D. Kouloughli, en particulier, était très attaché.

Le numéro 10 comprend six articles. Dans « La tour et les signes du zodiaque », Jean-Claude Rolland, utilisant les concepts centraux de la théorie des matrices et des étymons (TME) et la méthode des parallélismes sémantiques de Masson, démêle les différents sens du mot burj. Cet article, ainsi que son ouvrage Dix études de lexicologie arabe , qui vient d’être publié, témoigne du renouveau des études étymologiques en arabe.

Dans « Les relations de type métonymique dans le lexique de l’arabe », Georges Bohas, sans sortir du cadre de la racine, amorce une étude sur les relations entre les différents sens dont celle-ci peut être porteuse.

Le troisième article, « De Cratyle à la TME : une longue tradition dans le débat sur la motivation ou l’arbitraire des mots », est l’occasion pour Mihai Dat de retracer l’évolution d'une question qui, bien que fondamentale, fut un temps proscrite au nom du dogme de « l'arbitraire du signe », mais que les recherches de quelques irréductibles, de F. Toussaint à I. Fónagy, puis le développement de la TME et de la submorphémique, ont permis de remettre au goût du jour.

La contribution de Ouided Mansouri-Fradi est dévolue à l'étude d'un regroupement phonosémantique basé sur le trait [approximant]. Il ne s’agit pas à proprement parler d’une matrice, puisque la motivation de ce regroupement n’a pas encore été détectée, mais il pose, dans le cadre de la TME, un intéressant problème concernant la possibilité d’une organisation à double satellite.

Dans « Hollow and defective verbs : a lexical explanation », Georges Bohas, prenant acte des acquis de la TME, propose de repenser la morphophonologie du verbe en arabe et montre comment il est possible de donner des verbes creux et défectueux une description cohérente et pédagogiquement exploitable en partant des radicaux et non plus des racines

Enfin, la contribution d’Abderrahim Saguer, intitulée «  La métaphore mâle/femelle dans l’usage des instruments dans la lewnasa des houara », aborde un aspect peu connu de la tradition musicale populaire marocaine : procédant à une description des instruments de la lewnasa, il en propose une interprétation métaphorique on ne peut plus suggestive.

Avec la participation de : G. BOHAS, M. DAT, O. MANSOURI-FRADI, J.-C. ROLLAND et A. SAGUER.

 

Sommaire
La tour et les signes du zodiaque (Jean-Claude Rolland)
Les relations de type métonymique dans le lexique de l’arabe (Georges Bohas)
De Cratyle à la TME : une longue tradition dans le débat sur la motivation ou l’arbitraire des mots (Mihai Dat)
La combinaison phonétique jumelée {[+approximant], [guttural]} et {[+approximant], [coronal]} et l’invariant notionnel «  rapidité » ( Ouided Mansouri-Fradi )
Hollow and defective verbs: a lexical explanation (Georges Bohas)

La métaphore mâle/femelle dans l’usage des instruments dans la lewnasa des houara ( Abderrahim Saguer )

Abstracts


LLMA 10 (2016)

After a hiatus of several years, following the brutal and tragic death of Djamel Eddine Kouloughli, the publication of Languages ​​and Literature of the Arab World resumes under new editorial leadership and with a renewed Scientific Committee. However, this renewal is a form of continuity: in fact, we intend to remain faithful to the initial goals of the journal, recalled in the general presentation, and to which the late D. Kouloughli, in particular, was deeply committed.

The 10th issue of LLMA includes six articles. In "The tower and the zodiac signs" Jean-Claude Rolland, uses the central concepts of the theory of matrices and etymons (TME) and Masson's method of semantic parallels, to unravel the different meanings of the word burǧ. This article, as well as J.-C. Rolland's recently published Ten Studies in Arabic lexicography, reflect the revival of etymological studies in Arabic.

In "Metonymic relations in the Arabic lexicon" Georges Bohas studies the relationships between the different meanings a root can bear, which partly underlie productive metonymic processes.

The third article, "From Cratylus to TME: a long tradition in the debate on the motivation or the arbitrariness of words", provides Mihai Dat with the opportunity to trace the evolution of an important issue which was once outlawed in the name of the dogma of the "arbitrariness of the sign", an issue which can be re-appraised thanks to the research of a few diehards, such as F. Toussaint and I. Fónagy, and the development of submorphemics and TME.

The contribution of Ouided-Mansouri Fradi is devoted to the study of a phonosemantic grouping based on the [approximant] feature. Strictly speaking, it is not a matrix, since the motivation of this group has not yet been detected, but, in the context of TME, it poses an interesting problem regarding the possibility of a double satellite organization.

In "Hollow and defective verbs: a lexical explanation," Georges Bohas, inspired by the achievements of TME, rethinks the morphophonology of Arabic verbs and shows how it is possible to give hollow and defective verbs a coherent and pedagogically useful description which relies on radicals rather than roots.

Finally, the contribution of Abderrahim Saguer, entitled "The male/female metaphor in the use of instruments in lewnasa of the Houara" discusses a rather unknown aspect of the Moroccan popular music tradition. The author proposes a suggestive metaphorical interpretation of the description of the musical instruments of the traditional lewnasa bands.

With the participation of: G. BOHAS, M. DAT, O. MANSOURI-FRADI, J.-C. ROLLAND, A. SAGUER.

  
  - Summary
  - The tower and the zodiac signs (Jean-Claude Rolland)
  - Metonymic relations in the Arabic lexicon (Georges Bohas)
  - From Cratylus to TME: a long tradition in the debate on the motivation or the arbitrariness of words (Mihai Dat)
  - The combined phonetic combination {[+ approximant], [throat]} and {[+ approximant], [coronal]} and the notional invariant "speed" (Ouided-Mansouri Fradi)
  - Hollow and defective verbs: a lexical explanation (Georges Bohas)
  - The male/female metaphor in the use of instruments in Houara's lewnasa (Abderrahim Saguer)
  - Abstracts


LLMA 9

Sommaire
Présentation
Djamel Eddine Kouloughli
fleche Resumés
Teaching spoken Arabic. A diacritized Arabic alphabet in informal writing
Anjela Al-Raies
Regular expressions for interpreting and cross-referencing Hadith texts
Marco Boella
Constitution d’un Thésaurus de la poésie arabe Autour du dîwân de Jamîl Buṯayna
Georges Bohas, Djamel Eddine Kouloughli, Maria Mouhieddine

Tagging Alchemic texts. Issues in Corpora and Analysis
Ilaria Cicola

Vers un corpus électronique du Kitāb de Sībawayhi
Djamel Eddine Kouloughli, Georges Bohas

Segmentation and tagging of vocalized Arabic texts
Djamel Eddine Kouloughli
Encodings, genres, texts: issues in Arabic corpus linguistics
Giuliano Lancioni
Tagging Arabic medical texts: theoretical and applicative issues
Francesca Romana Romani
Blog-based corpora: some issues
Cristina Solimando
La question des gutturales en berbère et en chamito-sémitique
Arnaud Fournet
Compte rendu de lecture :
Quelques façons de lire le texte coranique
de Mustapha Ben Taïbi - Préface de Frédéric François

Éléonore Yasri-Labrique


LLMA 8

Le Colloque international « Langues orientales dans un monde moderne : développement et parcours » avait pour objectif de présenter diverses langues : l’arabe, l’araméen, l’hébreu, le grec et le persan, qui ont su traverser les siècles, s’adapter aux changements sociopolitiques ainsi que linguistiques et s’intégrer dans le monde moderne où elles sont parlées par des millions de gens.
Ce colloque, coorganisé par le département d’arabe de l’Université Marc Bloch et celui de l’ENS LSH, subventionné par l’Institut universitaire de France, s’est tenu à Strasbourg les 3 et 4 avril 2008.
La revue Langues et littératures du monde arabe publie dans ce numéro spécial les communications spécifiquement consacrées aux langues sémitiques. La collecte des articles a été effectuée par Dorit Shilo.
En dehors de ce programme, ce numéro inclut un article de Djamel Eddine Kouloughli : la suite de l’«Initiation à la constitution et à l’exploitation de corpus électroniques en langue arabe» (IVe partie), un compte rendu du même auteur sur le livre de Ramzi Baalbaki, The Legacy of the Kitāb: Sībawayhi’s Analytical Methods within the Context of the Arabic Grammatical Tradition (2008), et enfin un compte rendu, par Bo Isaksson, de l’ouvrage dirigé par Kees Versteegh et al., Encyclopedia of Arabic language and linguistics (2006).

Georges Bohas et Djamel Eddine Kouloughli
Directeurs de la revue

Sommaire
Présentation
Georges Bohas, Djamel Eddine Kouloughli
Le développement durable à l’heure arabe - Approche terminologique
Naoum Abi-Rached
La poésie araméenne moderne
Georges Bohas
Reverbalisation et stratégie traductive
Fayza El Qasem
La contribution de l’analyse physique des manuscrits de Qumrân
à la connaissance de l’hébreu, de l’araméen et du grec

David Hamidović
Le Coran : quelques données lexico-statistiques
Djamel Eddine Kouloughli
Marchands, taverniers et échansons. Étrangers et gens du Livre
dans la poésie bachique arabe

Bruno Paoli
La démarche politico-nationale du rénovateur de la langue
hébraïque, Eliezer Ben-Yehuda

Mordechai Schenhav
L’idéologie et la littérature hébraïque destinée à la jeunesse
Dorit Shilo
Les judéo-langues. Un exemple : le yiddish
Astrid Starck-Adler
Initiation pratique à la constitution et à l’exploitation de corpus
électroniques en langue arabe (IVe partie)

Djamel Eddine Kouloughli
Comptes rendus de lecture


LLMA 7

Sommaire
Présentation
La reconstruction de l'indo-européen et la réalité du sémitique : convergences et perspectives
Arnaud Fournet
La mesure de la sourate al-Rahmân
Georges Bohas
Du rôle fondateur d'al-Khalîl en métrique arabe
Bruno Paoli
Initiation pratique à la constitution et à l'exploitation de corpus électroniques en langue arabe (3ème partie)
Djamel Eddine Kouloughi


LLMA 6

La revue LLMA (Langues et Littératures du Monde Arabe) reprend sa parution sous forme d’une publication en ligne, avec un comité scientifique plus étoffé. Sur la base des publications diffusées sur support papier depuis le premier numéro, paru en 2000, nombre de chercheurs ont accepté d’y participer, montrant ainsi l’intérêt qu’ils prennent au développement des recherches du CELLMA.
La première mise en ligne comprend quatre articles. Dans le premier, par le biais de l’étude de deux termes techniques polysémiques : takhlî et ramal, B. Paoli montre comment s’est constituée la terminologie métrique classique. Dans le second article, G. Bohas compare deux conceptions de l’organisation de la grammaire arabe, celle des grammairiens arabes, qu’il expose le plus simplement et le plus explicitement possible, et celle qui, se situant dans la perspectives des grammaires orientalistes, plaque des concepts occidentaux sur le domaine, remplaçant, par exemple, le terme de mubtada par celui de « sujet ». Les conséquences des divergences entre les deux analyses sont examinées en détail. Le troisième article, écrit par G. Bohas et A. Saguer, développe le traitement de l’homonymie que manifeste le lexique de l’arabe dans le cadre de la théorie des matrices et des étymons (TME). Enfin, le quatrième article, second d’une série conçue par D. E. Kouloughli comme une initiation aux corpus électroniques en langue arabe, est centré sur la constitution et l’exploitation des bases de données textuelles.

Avec la participation de : B. PAOLI, G. BOHAS, G. BOHAS et A. SAGUER, D.E. KOULOUGHLI

Sommaire
Présentation
Les notions de "takhlî‘" et de "ramal" en métrique arabe,
Bruno Paoli
Sur une conception restrictive de la langue arabe,
Georges Bohas
La théorie des matrices et des étymons et l'explication de l'homonymie en arabe,
Georges Bohas et Abderrahim Saguer
Initiation pratique à la constitution et à l'exploitation de corpus électroniques en langue arabe (2ème partie),
Djamel Eddine Kouloughi
Résumés / Abstracts


LLMA 5. À propos du préambule au Kitâb de Sibawayhi

Cette cinquième livraison de Langues et Littératures du Monde Arabe s’ouvre sur une partie thématique traitant de la Risâla du Kitâb du grammairien arabe Sîbawayhi, présentée par D. E. Kouloughli. Le texte, qui fait ici l’objet de deux traductions différentes (D. E. Kouloughli, puis G. Bohas et M. Carter), est suivi des réflexions de plusieurs auteurs (G. Bohas et S. Diab-Durenton, puis J.-P. Guillaume) sur les termes musnad et musnad ilayhi. Viennent ensuite des articles variés concernant la langue et la littérature. Deux articles sont consacrés au syriaque. Le premier (E. Aïm) traite des racines défectueuses dans cette langue en mettant l’accent sur l’alternance entre glides, plus précisément sur la mutation de w en y. Cette étude se situe dans le cadre théorique de la « Phonologie du charme et du gouvernement ». Le second (G. Bohas) discute de l’utilité du recours à l’hypothèse de la racine triconsonantique dans la morphologie et la phonologie du syriaque, puis recense les problèmes qu’a soulevés l’usage de la racine dans les approches qui ont utilisé ce concept : grammaires orientalistes, études linguistiques modernes. Dans le domaine de la littérature, les deux contributions touchent à la littérature populaire. Celle de K. Zakharia concerne un personnage secondaire du Roman de Baybars, Sa‘d, qui semble prendre la place de ‘Uthman comme gaffeur moteur du récit. Celle de F. Guinle est consacrée à l’un des principaux protagonistes du Roman : Shîha, le Maître des Ruses, sous l’aspect de la stratégie narrative du double et de la substitution. Enfin, D. E. Kouloughli publie le premier article de sa série consacrée à la constitution et à l’exploitation des corpus linguistiques en langue arabe.

Avec la participation de : D.E. KOULOUGHLI, G. BOHAS, M. CARTER, S. DIAB-DURENTON, J.P. GUILLAUME, E. AÏM, K. ZAKHARIA, F. GUINLE.

Sommaire et présentation générale
Autour du préambule au Kitâb de Sîbawayhi, par Djamel Eddine Kouloughli
Risâlat Kitâb Sîbawayhi
Préambule du Kitâb de Sîbawayhi - Traduction : Djamel Eddine Kouloughli
Prolégomènes au Kitâb de Sîbawayhi - Traduction : Georges Bohas et Michael Carter
Note sur le chapitre du support et de l'apport, par Georges Bohas et
Salam Diab-Duranton
Nouvelles élucubrations sur l'apport et le support, par Jean-Patrick Guillaume
Alternance entre glides en syriaque, par Emmanuel Aïm
Sur l'hypothèse de la racine triconsonantique en syriaque, par Georges Bohas
Sa‘ad Abâ Riyâh, le nigaud inspiré, par Katia Zakharia
Double et substitution dans Sîrat Baybars. Le cas de Shîha Jamâl al-Dîn, par Francis Guinle
Initiation pratique à la constitution et à l'exploitation de corpus électroniques en langue arabe (1ère partie), par Djamel Eddine Kouloughli


LLMA 4. Études de linguistique sémitique (syriaque, hébreu, arabe)

Ce quatrième numéro de Langues et Littératures du Monde Arabe, traitant principalement de linguistique sémitique, poursuit son exploration de la littérature arabe populaire et ouvre un nouveau champ d’étude relatif aux corpus. J.-C. Moreau, abordant les formes pronominales en syriaque, introduit aux méthodes de raisonnement en usage chez les linguistes orientalistes de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. G. Bohas traduit et commente le passage de la grande grammaire de Bar Zu‘bî consacré aux accidents du verbe. Il s’agit de montrer comment une grammaire qui se situe dans le cadre de la Technê, donc élaborée pour rendre compte des faits du grec, parvient à décrire les données et à en tirer des généralisations dans une langue sémitique. Trois études concernent la théorie des matrices et des étymons. M. Dat, traitant des icônes auditives en hébreu biblique, montre que nombre de lexies, a priori arbitraires, peuvent être connectées à une structure invariante, formelle et notionnelle, motivée et mimophonique. L. Khatef, abordant le statut de la troisième radicale qui peut, en l’état actuel de la théorie, être d’origine épenthétique ou résulter d’un croisement d’étymons, argumente en faveur du croisement et en donne une description formelle et sémantique. A. Saguer, étudiant un invariant notionnel très riche, la « traction », montre que l’arabe et le français le structurent de manière analogue et ont recours à des ressources sémantiques identiques. Ce numéro annonce en outre une série d’articles de D. E. Kouloughli consacrés à la constitution et à l’exploitation des corpus linguistiques en langue arabe. Enfin, dans le dernier article, consacré au Roman de Baybars, K. Zakharia étudie les profils, rôles et fonctions des personnages féminins dans les trois premiers volumes édités de la version de Damas.

Avec la participation de :J.-C. MOREAU, G. BOHAS, M. DAT, L. KHATEF, A. SAGUER, D.E. KOULOUGHLI, K. ZAKHARIA.

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LLMA 3. Hommage à André Miquel

Dédié à André Miquel, ce troisième numéro de Langues et Littératures du Monde Arabe réunit six articles tournant autour de la langue et de la littérature arabes, qui ont toujours été ses domaines de prédilection. Les articles consacrés ici à la langue sont tous liés à la théorie des matrices et des étymons. G. Bohas et A. Razouk remettent en question la doxa postulant que les locuteurs arabophones feraient un usage conscient de la racine et du schème. A. Saguer, étudiant les racines des verbes arabes commençant par m, montre qu’elles sont analysables en étymon et affixe. M. Dat, traitant de la matrice {[coronal], [dorsal]} en hébreu biblique, montre que le modèle élaboré pour l’arabe est aussi opératoire dans une autre langue sémitique et, ce faisant, apporte une importante contribution au débat sur l’arbitraire de la relation signifiant-référent ainsi qu’à la construction de la théorie. G. Bohas, dans un article composé spécifiquement pour André Miquel, expose une dizaine de cas où, très clairement, langues sémitiques et langues classiques (latin, grec) suivent des voies parallèles du concret à l’abstrait. Les deux derniers articles sont consacrés à la littérature populaire, domaine auquel André Miquel s’intéresse depuis longtemps. J.-P. Guillaume retrace, à travers le « Conte de la Ville de Cuivre », le passage de la légende au conte. K. Zakharia compare différentes versions du récit relatif à Maryam la Ceinturière (princesse chrétienne convertie à l’islam), celle des Mille et une Nuits, où ce personnage est mis au service d’une allégorie à caractère religieux, et celle de la Sîrat Baybars, où Maryam représente l’épouse et la mère idéale.

Avec la participation de : G. BOHAS, A. RAZOUK, A. SAGUER, M. DAT, J.P. GUILLAUME, K. ZAKHARIA.

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LLMA 2. Linguistique arabe et sémitique (II)

Ce deuxième numéro de la revue Langues et Littératures du Monde Arabe tient les engagements pris avec le premier : publier les Actes des « Journées de linguistique arabe et sémitique » tenues en 1998 sous les auspices de l’UPRES-A« Syntaxe formelle et Acquisition », de l’université de Paris VIII. Si ces deux premiers numéros donnent une assez bonne idée de la variété des thèmes et problématiques de recherche en linguistique arabe et sémitique, ils sont loin de représenter l’ensemble du champ que notre laboratoire ambitionne de couvrir : bien d’autres familles et groupes linguistiques que le sémitique sont représentés dans l’immense aire du monde arabe. En outre, les études littéraires n’étaient pas représentées dans les « Journées ». Or, une des ambitions du laboratoire est de vouloir remplacer la dichotomie traditionnelle entre « études linguistiques » et « études littéraires » par une pluralité de « sciences des textes » reposant, au-delà de la spécificité des interrogations et des programmes, sur un socle méthodologique commun. Aussi envisageons-nous, dans un proche avenir, de publier des numéros consacrés alternativement à la linguistique et à la littérature.

Avec la participation de : J.-P. ANGOUJARD, A. CHEKAYRI, F. DEBILI et E. SOUISSI, E. DITTERS, J. GRAND’HENRY, J.-P. GUILLAUME, V. PORKHOMOVSKY.

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LLMA 1. Linguistique arabe et sémitique (I)

Ce premier numéro constitue la publication de la Ire partie des Actes des « Journées de linguistique arabe et sémitique » organisées les 24, 25 et 26 /09/ 1998 sous les auspices de l’UPRES-A « Syntaxe formelle et Acquisition », de l’université de Paris VIII, à l’initiative de la composante « Linguistique des langues sémitiques ». Par la multiplicité des domaines de recherche, la pluralité des méthodologies et la diversité des langues et variétés de langues étudiées, les contributions présentées à ces « Journées » correspondent parfaitement aux orientations et aux pratiques de recherche que le Centre d’étude des langues et littératures du monde arabe (CELLMA) souhaite impulser. Leur publication dans ce premier numéro et dans le suivant de Langues et Littératures du Monde Arabe constitue donc une bonne indication de ce que nous souhaiterions voir se développer autour de cette revue.

Avec la participation de : N. ANGHELESCU, R. BAALBAKI, G. BOHAS, M. CHAIRET, A. GONEGAÏ, A. JANAH, D.E. KOULOUGHLI, B. PAOLI, A. SAGUER, M. TAKI, R. TALMON, Ch. ZEROUAL.

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